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L’Italie est l’une des destinations cyclistes les plus prisées au monde. Pas seulement parce qu’elle a enfanté le campionissimo Fausto Coppi, Gino Bartali ou le Giro, ni parce que ses routes secondaires sont parmi les plus belles d’Europe. Mais parce qu’elle offre quelque chose de rare : la possibilité de pédaler dans un musée à ciel ouvert, où chaque col, chaque village, chaque vignoble raconte une histoire. 

Des paysages de Toscane aux routes vertigineuse des Dolomites, en passant par les plaines des Pouilles, l’Italie à vélo, c’est un pays entier qui se donne au rythme de vos jambes. 

L’Italie à vélo : une histoire d’amour qui ne date pas d’hier

Avant de vous parler des régions d’Italie à visiter à vélo, un peu de contexte : En effet, en Italie, le vélo n’est pas un simple sport de loisir, c’est une culture ancrée dans l’identité nationale.

Le Giro, l’ADN du cyclisme transalpin

Tout commence en 1909, quand la rédaction de La Gazzetta dello Sport, sous l’impulsion d’Emilio Costamagna et de Tullo Morgagni, crée une course cycliste par étapes pour traverser la péninsule italienne et… stimuler les ventes du journal. 

L’idée est brillante d’audace (bien que calquée sur Le Tour de France créé en 1903) : mobiliser des coureurs sur des milliers de kilomètres à travers des routes souvent non goudronnées, dans un pays encore en train de se construire. 

La première édition s’élance le 13 mai 1909 à Milan, couvrant 2 448 kilomètres.

Ce qui suit est une épopée. Des dramaturges, des écrivains, des poètes avaient imaginé cette course comme un opéra ou un spectacle de cinéma naissant. Et c’est exactement ce qu’elle devint. Coppi, le grimpeur de génie contre Bartali, le pèlerin catholique, une rivalité devenue mythe…

Ce riche héritage, combiné à une excellente infrastructure, des paysages époustouflants et des itinéraires légendaires, fait aujourd’hui de l’Italie une destination de premier choix pour les cyclistes de tous niveaux. Visiter l’Italie à vélo, c’est rouler sur les traces des géants.

Une culture du vélo toute l’année

Au-delà de la compétition, l’Italie se visite à vélo selon les régions et les saisons, avec des nuances importantes : 

  • le nord, comprenant les Dolomites, les Alpes et les lacs, se parcourt de fin mars à mi-octobre, 
  • tandis que la Toscane et la côte sont idéales d’avril à octobre, 
  • quant aux Pouilles ils bénéficient d’un climat doux toute l’année.

Ce rapport au vélo, les Italiens le vivent au quotidien. Dans le nord notamment, le sport numéro un est clairement le vélo avec le football. 

Les routes secondaires, peu fréquentées, souvent magnifiques, ont été façonnées pour la petite reine bien avant que le tourisme cycliste n’arrive. 

C’est cette authenticité que l’on cherche, et que l’on trouve encore en s’éloignant des axes principaux.

La Toscane à vélo : le classique cycliste

Si une région symbolise à elle seule le cyclotourisme en Italie, c’est bien la Toscane.

Les Strade Bianche : rouler sur les routes d’une course légendaire

Les Strade Bianche, littéralement « routes blanches », sont un réseau de chemins de graviers blancs emblématiques de la Toscane. 

L’itinéraire populaire qui part de la ville de Sienne serpente à travers les collines et offre des sections techniques, mais aussi et surtout des points de vue spectaculaires.

C’est un parcours de 184 kilomètres qui mobilise les jambes et les cinq sens, avec 63 kilomètres de chemins de terre recouverts de gravier blanc, il divisés en 11 secteurs.

En Toscane, les routes blanches à parcourir sont partout. Les routes du Chianti, des Crete Senesi et de la Val d’Orcia sont devenues des lieux légendaires et incontournables du vélo en Italie, avec des itinéraires parfois permanents et balisés, qui peuvent être suivis toute l’année.

Les Strade Bianche sont également une course cycliste depuis 2007 et qui est vite devenu une classique du calendrier.

La Via Francigena et le Tour du Chianti

Au-delà des Strade Bianche, la Toscane offre un autre grand axe cycliste : la Via Francigena.  

Cette ancienne route de pèlerinage qui traverse la Toscane du nord au sud, propose un itinéraire entièrement balisé qui combine des sections de gravel avec des tronçons sur des routes bitumées.

Une façon de vivre l’Italie au rythme de l’effort, en prenant la mesure de son incroyable beauté.

Le Tour du Chianti, lui, c’est autre chose : des vignobles en terrasse, des routes de campagne où le seul bruit est celui de vos pneus sur le gravier et à chaque pause, un verre de vin local qui mérite amplement d’être savouré. 

C’est cet équilibre entre l’effort et la récompense qui rend la Toscane irrésistible pour les cyclistes qui cherchent autant une expérience humaine et culturelle qu’une performance sportive.

Sur le terrain avec Sport Azur :

Le Tour de Toscane à vélo proposé par Sport Azur traverse la région en 7 jours au départ de Pise, en passant par Florence, la Route du Chianti jusqu’à Sienne, et Volterra. 

Les parcours sont vallonnés mais accessibles à un niveau intermédiaire, avec des hôtels de charme 3* et 4* à chaque étape et des paysages époustouflants. 

Vous pouvez aussi retrouver les images de notre voyage à vélo en Toscane pour vous projeter.

Les Dolomites et le Stelvio, le défi italien à vélo

Si la Toscane se vit comme une parenthèse douce et culturelle, les Dolomites et leurs cols légendaires s’adressent à ceux qui veulent se mesurer à quelque chose de plus grand qu’eux.

Le Passo Stelvio : le col mythique pour les cyclistes

Situé à la frontière entre l’Italie et la Suisse, le Passo Stelvio est le troisième col routier le plus haut d’Europe. 

Avec ses 49 lacets côté nord et une montée de 24,3 km pour un dénivelé de 1 808 m, il incarne un vrai défi pour tout cycliste.

Ce versant, au départ de Prato allo Stelvio, est le plus populaire et le plus spectaculaire, chaque épingle est numérotée, chaque virage franchi devient une étape marquante de l’ascension.

Faire le Stelvio, c’est une expérience qui laisse des traces dans la mémoire. 

Le sommet culmine à 2 757 m d’altitude, avec une pente moyenne de 7 % sur 20 km par le côté nord, considéré comme le plus accessible. 

Si vous avez un jour de faiblesse, la vue depuis le sommet vous fera oublier la souffrance en quelques secondes.

Mortirolo, Gravia et les cols de la Maratona Dolomites

Les Dolomites ne sont pas un seul col, c’est une collection. Le Passo Mortirolo et le Passo Gavia sont deux cols italiens légendaires dans le monde du cyclisme. Un condensé de difficultés, de lacets serrés, de pourcentages vertigineux, de descentes joueuses, de panoramas somptueux.

Voici les principaux cols à connaître dans ce secteur :

  • Passo del Mortirolo (1 852 m) : 12,4 km à 10,5 % de moyenne, un des cols les plus durs du Giro d’Italia
  • Passo Gavia (2 621 m) : une ascension sublime sur route rénovée chaque année pour le Giro
  • Passo Stelvio (2 757 m) : le toit de l’aventure, 49 lacets numérotés
  • Passo Pordoï, Passo Giau, Passo Sella : les cols emblématiques de la Maratona delle Dolomiti
  • Passo Falzarego et Tre Croci : des noms qui font battre le cœur des cyclistes passionnés de Giro

Envie de vous y mesurer ?

Le séjour Les Dolomites et le Stelvio de Sport Azur est conçu exactement pour ça :

8 jours au cœur des Dolomites, entre Bormio et l’Alta Badia, avec un encadrement vélo sur les cols du Giro.

Quel niveau faut-il pour faire les Dolomites à vélo ?

Pour les Dolomites, un niveau confirmé de cyclisme est recommandé. 

La gestion permanente de l’effort, le mental infaillible, la concentration extrême et une volonté de se dépasser en permanence sont des ressources nécessaires pour réussir les ascensions à répétition. 

Un bon niveau cyclosportif, une expérience préalable en montagne et une préparation spécifique sont les conditions pour profiter pleinement de cette région plutôt que de la subir. 

La récompense, en revanche, est à la hauteur de l’engagement : des paysages d’une beauté visuelle absolue, une immersion dans l’histoire du cyclisme professionnel, et une satisfaction personnelle qui dure bien au-delà du retour.

Trois autres régions à ne pas négliger pour visiter l’Italie à vélo

L’Italie ne se résume pas à la Toscane et aux Dolomites.

Pour les cyclistes qui veulent explorer au-delà des classiques, il existe encore une multitude de paysages à découvrir en Italie sur vos vélos, dont trois territoires qui méritent une attention particulière.

Les Pouilles à vélo, entre mer et terre

Les Pouilles sont devenues la capitale du tourisme actif dans le sud de l’Italie. 

Contrairement aux régions montagneuses, elles sont relativement plates, ce qui rend leurs itinéraires accessibles à tous. 

Leur beauté réside dans leurs contrastes : la côte rocheuse alternant avec de longues plages de sable, l’arrière-pays avec ses vastes oliveraies centenaires, ses villages perchés aux maisons blanchies à la chaux, et les célèbres trulli (petites maisons au toit pointu et en pierre sèche, typiques de la région).

Avec plus de 300 jours d’ensoleillement par an, les Pouilles permettent de pédaler de la fin du printemps à la fin de l’automne et même en hiver.

Avec des pistes cyclables bien balisées, des routes secondaires à faible circulation, et une présence croissante d’hébergements dédiés aux cyclistes, c’est la destination idéale pour ceux qui veulent allier vélo, gastronomie et dolce vita sans s’infliger 2 000 mètres de dénivelé.

Le Lac de Garde, entre Alpes et eaux turquoise

Le lac de Garde, encadré par les imposantes Alpes et les Dolomites, offre des panoramas à couper le souffle. 

Le sud du lac propose des parcours plats, tandis que le nord est idéal pour les amateurs de défis avec ses falaises boisées. 

On ne vient pas au lac de Garde juste pour rouler, on vient pour le spectacle permanent : les eaux turquoise, les oliviers millénaires sur les flancs des collines, et les petits ports où il fait si bon s’arrêter.

C’est aussi l’une des régions les plus accessibles depuis la France, et un point de départ naturel pour qui veut combiner une semaine dans le nord de l’Italie avec quelques jours de montagne.

La Sardaigne : l’île pour les cyclotouristes

La Sardaigne est une destination à la fois très nature, dépaysante et facilement accessible depuis le Sud de la France, sans même avoir besoin de prendre l’avion. 

L’île offre une diversité de terrains remarquable : côtes sauvages, massifs montagneux au centre, et routes peu fréquentées qui permettent de rouler dans un silence presque absolu.

Ce n’est pas la destination la plus connue des cyclotouristes français, et c’est précisément pour ça qu’elle vaut le détour. 

La Sardaigne se découvre de mi-mars à fin novembre, avec un printemps particulièrement recommandé pour la douceur de l’air et la beauté des maquis en fleurs.

Quelques conseils pour préparer pour voyage à vélo en Italie

Avoir une belle destination en tête, c’est bien. Partir bien préparé, c’est mieux.

  • La période idéale : La meilleure période pour partir en Italie est le printemps ou l’automne : l’été, le Centre et le Sud subissent quelques semaines de canicule, et l’hiver peut être très froid dans le nord et notamment dans les Alpes.
  • Le matériel : En Toscane, si vous comptez emprunter les Strade Bianche, prévoyez un vélo gravel ou des pneus adaptés au gravier, un vélo de route pur peut passer, mais ce sera moins confortable. Pour les Dolomites, vérifiez vos braquets : le Stelvio se gravit en 34/32 minimum pour beaucoup de cyclistes. On vous conseille pour la Toscane des braquets de 36/28 à 34/32.
  • La logistique : Sachez que de nombreux itinéraires de cyclotourisme italiens, en particulier ceux qui relient les villes et les villages, sont bien intégrés aux réseaux de transports en commun. D’ailleurs, les trains acceptent souvent les vélos, parfois moyennant un petit supplément ou pendant des heures spécifiques, ce qui permet d’atteindre les points de départ ou de revenir des points d’arrivée. On vous suggère d’utiliser le site du tourisme italien, qui est idéal pour les cyclistes.
  • L’accompagnement : Partir en autonomie complète est possible en Italie, les routes étant bien balisées et les applications comme Komoot ou Strava proposant des centaines de traces vérifiées. Mais si vous visez des cols exigeants comme le Stelvio ou le Mortirolo, un encadrement spécialisé change vraiment l’expérience, tant pour la sécurité que pour la découverte du territoire. C’est tout l’intérêt des séjours guidés, qui assurent un véhicule d’assistance et un encadrant sur le vélo.

Alors, quelle Italie choisissez-vous ?

L’Italie à vélo ne ressemble à aucune autre destination.

Elle combine ce que peu de pays savent offrir en même temps : une culture profondément cycliste, une diversité de terrains absolument unique, et une gastronomie qui transforme chaque fin d’étape en récompense méritée.

Que vous soyez à la recherche des Strade Bianche toscanes, de l’adrénaline des cols des Dolomites, de la langueur des routes des Pouilles ou de la solitude sauvage de la Sardaigne, l’Italie a une réponse pour chacun.

Le vrai conseil, au fond, c’est de ne pas attendre.

Ces routes existent, elles sont accessibles, et elles offrent des expériences que même les meilleurs récits de voyage peinent à retranscrire fidèlement.